Sa mère est avocate et éditrice.
Son père est, lui aussi, avocat. Il est aussi romancier et éditeur ("Le Petit Loukoum", ...) publiant sous le pseudonyme de Josh Harel.
Son oncle, Serge Haroche, est un célèbre physicien Français, membre de l'Institut et professeur au Collège de France, qui a décroché un bon nombre de diplomes et récompenses en tout genre (Légion d'honneur, Prix Einstein...).
Son cousin, Thibault Lang-Willar, est lui aussi romancier. Il a coécrit avec Raphaël les paroles de la chanson "La Réalité" de l'album éponyme.
Raphaël, lui, -après avoir obtenu son Bac Scientifique option Musique, arrête ses études lors du cycle préparatoire au HEI de Lille en Avril 1994 pour vivre pleinement sa passion de la Musique.-
La profondeur des chants slaves et l'énergie des rythmes Sud-Américains bercent l'enfance de ce fils d'avocats qui, dès son plus jeune âge, se passionne pour la musique et fait ses gammes sur le piano familial.
A l'âge de sept ans, il découvre David Bowie et se fascine pour l'univers baroque du créateur de "Ziggy Stardust". Plus tard, ses références iront d'Iggy Pop à Bob Dylan, de Noir Désir à Jacques Brel ou Léo Ferré en passant par Jean-Louis Aubert et Bernard Lavilliers (ou encore Stephane Eicher, ou le groupe anglais Razorlight et même... Johnny Hallyday). Touche-à-tout, Raphaël s'intéresse un temps au saxophone dans son adolescence, mais il comprend vite que son besoin de liberté nécessite une compagne aventurière qui a fait ses preuves, la guitare.
Accessoirement, les samplers et les ordinateurs permettent à l'artiste en herbe de composer ses premières chansons ("Cela nous aurait suffi", "Laisse faire", "L'ennemi vient de l'intérieur"...) -tout en poursuivant ses études qui le conduisent vers Hypokhâgne (il n'y restera que trois jours), puis en faculté de droit.-
Locataire de l'Hôtel de l'Univers, finalement, son désir d'aller jusqu'au bout de sa passion amène Raphaël à cesser son parcours universitaire pour se consacrer la Musique... et donc renoncer à la vocation familiale d'avocat.
Un repli de trois ans lui est nécessaire pour créer son premier album, tout juste interrompu par quelques figurations au cinéma. Sa rencontre avec Caroline Manset (la fille du chanteur Gérard Manset) est déterminante. Elle devient son manager et l'encourage à présenter une première maquette auprès des maisons de disques. A 24 ans, le jeune homme a déjà du talent et de la chance, puisque son premier rendez-vous chez EMI est concluant ! La maison d'édition signe son premier album pour lequel il jouit d'une totale liberté de réalisation. Cet "Hôtel de l'Univers", pour Raphaël, c'est : « Une métaphore de la vie... Nous sommes locataires du monde, on fait notre vie et on s'en va ». Sa protectrice signe quatre titres dont la chanson qui donne son nom à ce premier opus. L'auteur pose un regard critique sur la société de consommation ("Cela nous aurait suffi", "Qu'on est bien dans ce monde", "Passer sa vie", "Nôtre pays") et décrit avec tendresse ou humour féroce les relations amoureuses ("Laisse faire", "Petite annonce", "Libre-service", "Le temps qui passe").
Sous l'influence des figures de la Pop et de la Chanson Traditionnelle qui l'ont fait grandir, Raphaël imprime sa griffe sur le renouveau du Rock Français du troisième millénaire. Un Kerouac des temps modernes. Pour Raphaël l'écriture est un exutoire, et il a une facilité déconcertante lorsque la muse le visite pour écrire ses textes en quelques minutes. Ce grand amateur de littérature a pour compagnons de chevet Jack Kerouac ou William S. Burrough, des auteurs américains, révoltés ou marginaux qui ont baigné ses jeunes années.
Plutôt attiré par les sons travaillés en studio, les arrangements fignolés jusqu'à plus soif, Raphaël doit faire ses preuves face au public... et il apprend vite. Après la sortie de son premier album, Raphaël découvre la scène en première partie de Vanessa Paradis, à Paris et en tournée. On le retrouve également en lever de rideau de Frank Black, l'ancien chanteur des Pixies, ou de Jean-Louis Aubert. Une nomination aux Victoires de la Musique, en tant que Révélation de l'Année, vient couronner ses débuts prometteurs en 2002. Comme un bonheur n'arrive jamais seul, il se produit en première partie de son idole de toujours David Bowie... à l'Olympia !
« La Réalité ». Au printemps 2003, sort le second album de Raphaël avec une tonalité beaucoup plus posée que le précédent, où le piano remplace les riffs des guitares saturées. A 27 ans, il écrit et compose toujours ses chansons, avec toutefois deux interventions notables de Gérard Manset ("La mémoire des jours" et "Etre Rimbaud").
Avec ce deuxième album ecoulé à plus de 200 000 exemplaires, le jeune chanteur prend un autre chemin vers des horizons nimbés de rêves, l'enfance fixée au rétroviseur. Baignés par l'univers de Kerouac, les textes de cet album reflètent l'infini et la liberté, mais aussi d'introspection fiévreuse. "On y sent à chaque note le malaise sentimental que je vivais à l'époque", expliquera Raphaël en 2006.
Deschroniques de la petite enfance des chansons de révolte ou d'amitié constituent les douze titres d'un album réalisé par Jean Lamoot, qui a déjà collaboré avec Alain Bashung, Noir Désir ou encore Indochine. Un duo à succès symbolise le sens de la fraternité chère à Raphaël. Jean-Louis Aubert le rejoint "Sur la route", pour une chanson qui lui a été inspirée par deux vendeurs de roses venus des pays de l'Est, qu'il croisa dans un train de nuit à Bruxelles, un 31 Décembre. Ce premier extrait séduit et touche une large audience.
Une version vinyle de cet album a aussi été en vente, mais, malheureusement, elle est désormais introuvable... On pouvait y entendre les aujourd'hui inédits "Amérique" et "Féérie".
Après un passage remarqué à l'Olympia le 14 Octobre, le quatrième trimestre 2003 permet à Raphaël et ses musiciens de partir en tournée à la rencontre d'un public déjà acquis ou à conquérir. Celui que l'on comparaissait à Damien Saez au début de sa carrière prend désormais une route qui n'appartient qu'à lui.
Raphaël rencontrera sa compagne, l'actrice-mannequin Mélanie Thierry, durant cette période...
La suite, tout le monde la connait. Il sort sa « Caravane ». durant l'année 2005 et le succés ne se fait pas attendre. Ce que Raphaël en dit : « "Caravane" est tout autant dedié à la vie que "La Réalité" l'était au rêve. Je crois que c'est un disque un peu vagabond et j'espère assez charnel aussi ; et pas mal différent du précédent. »
Les récompenses et les louanges pleuvent dès la sortie du premier single Caravane. Les singles s'enchainent et les ventes ne saissent de crimper pour attendre le million d'exemplaires vendus ! Raphaël reçoit un disque de diamant et décroche la 6ème place des ventes de l'année.
« Résistance à la nuit » et « Une nuit au Châtelet ». Une tournée à l'ambience Rock s'ensuit et 2 albums Live (dont un Acoustique) sont enregistrés dans cet élan... Puis, Raphaël fait le tour des plateaux, comme ici, avec Mme. Sarkozy, où nôtre ange a l'air bien perdu... Il fera aussi la tournée des Aventuriers avec ses amis Cali, Aubert, Kolinka, ... Il s'affichera aussi sur scène avec des artistes déchaînés.
Vous pourrez retrouver Raphaël dans toute son intimité ici, lors de l'émission En aparté sur Canal +.
Lors d'une interview, Raphaël confiait que ce nouvel "opus" serait un retour en arrière... Côté sons et musiques, nous aurions droit à un style plus ensoleillé, moins sombre que certaines musiques de « La Réalité » ou de « Caravane » ; elles seront beaucoup plus étoffées. Raphaël frappe encore très fort, après la première écoute du dernier single, on se sens déjà transportés vers de nouveaux rêves.
Les enregistrements se sont éparpillés entre sont pays de naissance (la France et sa capitale), le pays d'où est originaire sa mère (l'Argentine), Buenos Aires (Brésil) et New-York. Un duo nous est aussi promis avec le chanteur Jamaïcain, Frederick Toots Hibbert, leader du groupe reggae "Toots and the Maytais".
Les morceaux ont été enregistrés et réalisés par Tony Visconti (David Bowie, Rita Mitsouko) et Renaud Letang (Manu Chao, Feist). Différent musiciens ont participé à l'album, dont Robert Aaron aux claviers et aux cuivres (Jean-Michel Basquiat, Wyclef Jean), Carlos Alomar à nouveau à la guitare (David Bowie, John Lennon, James Brown) Gail Ann Dorsey à la basse (Gwen Stefani) et Minu Cinelu aux percussions (Miles Davis).
Alors que Raphaël revenait tout juste de New-York après les derniers enregistrements, les premiers titres ont été jugés (et approuvés) par quelques journalistes. Un album de renouveau musical et poétique (comme en a l'habitude Raphaël), de nouveaux voyages vers la Russie, l'Asie ou la Jamaïque... rien de plus pour nôtre bonheur ! De la Nouvelle Folk Française chantonnant « Vive le vent de l'hiver / Et la chanson de Prévert / Continue sa route à l'envers » et un Raphaël qui voit des loups à sa porte, couché sur la banquette arrière. Que demander de plus ?
Cet album contiendrait (rienque) 11 titres... Même si l'on en espérait plus, du haut de son « 6e étage », Raph' nous poétise : « On pourrait sauter du 6e étage / Le sol aime bien les enfants de ton âge »... L'autre temps fort de cet album n'est autre que le duo inattendu avec Toot, « Adieu Haïti ». Sur un rythme blues, l'Ange et le Jamaïcain nous content leur exil, le temps d'un single très puissant.
Voici juste quelques titres en vrac : le très Asiatique « Transsibérien », le Jazzy « Quand c'est toi qui conduit », le titre écrit par Gérard Manset « Concordia » et celui écrit par Boris Bergman « La Jonque ».
Tout cela nous promet une promo bien spéciale ! ;-)
Une tournée se prépare pour la fin de la même année. Raphaël nous promet des concerts tous différents, avec tout plein de musiciens entrants et sortants comme dans un cirque géant, un peu comme le fait Goran Bregović (compositeur des musiques du film « Arizona Dream » avec Iggy Pop).
Par ailleurs, Raphaël a appris à piloter un avion... pour vaincre sa phobie du vide ! On nous apprend aussi que le chanteur aime bien écrire entre deux états (entre la nuit et le jour ou même entre la sobriété ou l'ébriété...). De plus, les entrevues avec lui laissent de plus en plus transparaitre l'image d'un Raphaël triste et mélancolique (oui, oui !)... mais bien plus qu'avant ! Certains journalistes sont même arrivés à lui poser la question très dure : " Rassurez-nous Raphaël, vous n'êtes pas suicidaire ?".
On apprend de nombreuses autres choses, mais le plus impressionnant reste à suivre...
Les fans laissent tranparaître un peu d'appréhension à l'annonce de cet album. Avec un Gérard Manset aux commandes, on peut croire que cet opus sera un des meilleurs de Raphaël ! Après le "Soldat Rose" de M (conte musical à très grand succés) et le magnifique, spécial et superbe "La mécanique du coeur" du groupe Dionysos (roman et album écrits par le chanteur du groupe, Mathias Malzieu), on peut croire que Raphaël a trouvé un bon chemin pour fuir l'ambiance de son gros succès "Caravane".
Rappelons-nous aussi que le premier album de Bowie (idole absolue de Raphaël) fut très déroutant... En effet, se fut un CD de musique pour enfants !
Zorg Haroche est donc né, pour le plus grand bonheur des fans et surtout pour celui de ses parents à qui l'on souhaite tout plein de bonnes choses, un beau jour de Mai sur la planète Terre.
Allé Roman, on te souhaite tous une très bonne vie avec ta très belle maman et avec ton très... euh... plus que parfait papa !
